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Forme et VitalitéBaisse de moral

Quelques conseils d'hygiène de vie en cas de baisses de moral passagères

Couple - sport

Pratiquer des activités physiques régulières

Plusieurs études ont démontré que le fait de pratiquer régulièrement une ou plusieurs activités physiques contribue à mieux gérer ses baisses de moral et son stress. Les possibilités sont nombreuses, seule la régularité compte :
- footing ou vélo en extérieur, s'il fait beau,
- travail en salle sur rameur, stepper ou dans un cours d'aérobic,
- natation, balade rapide en forêt seul ou avec des amis, marche rapide...
La pratique en groupe ou en club peut être intéressante, car elle associe les bienfaits de l’activité physique à ceux de l’échange avec d’autres personnes. Pratiquées en complément des activités d'endurance, certaines gymnastiques ou activités corporelles douces, comme le yoga, peuvent aussi avoir des effets positifs.
 

 

Améliorer son alimentation

Il n’est pas évident de maintenir une alimentation équilibrée quand le moral n’y est pas. L’appétit est souvent perturbé, par un manque d'envie ou, à l’inverse, par un comportement boulimique. Cependant, le respect des recommandations habituelles en matière de nutrition reste valable. Une attention particulière doit être portée à la consommation régulière de fruits et légumes frais, de poissons et fruits de mer, d’huiles d'olive et de colza, de céréales complètes... Ces aliments contiennent en effet des acides gras essentiels (oméga 3, oméga 6), de la vitamine B12, de la vitamine B9, des antioxydants (notamment vitamines C et E), du sélénium, du zinc, du fer indispensables à l’organisme.
 

Fille dans un hamac

Se relaxer

Les techniques de relaxation sont reconnues pour leurs effets sur la gestion du stress et de la nervosité. Ces techniques peuvent en effet permettre de réduire les tensions du corps. Cependant, ce travail sur le corps et les pensées peut être délicat, voire impossible en cas de pensées négatives envahissantes dans les phases les plus aiguës de la dépression. Il est donc préférable de pratiquer ces techniques avec un professionnel compétent. Ces approches nécessitent par ailleurs un temps d’apprentissage et un usage régulier pour être efficaces.


 

Limiter sa consommation d’alcool

La souffrance morale ressentie en cas de dépression peut favoriser la consommation d’alcool. Sur l’instant, l’alcool peut en effet donner l’impression de soulager, de mettre une distance entre soi et ses problèmes, d’avoir un effet tranquillisant ou apaisant. Mais ces effets immédiats sont un piège. L’impression d’amélioration se dissipe rapidement. L’alcool a, en fait, des effets dépresseurs (diminution des fonctions cérébrales, fatigue, difficultés de concentration, tristesse) qui sont liés à ses interférences avec le fonctionnement de plusieurs neuromédiateurs. Il entraîne, en fait, une aggravation de l’état de la personne.
 

Relation de couples

Maintenir des relations sociales

Le manque de soutien social (famille, amis, confidents, collègues…) participe à aggraver les baisses de moral. Préserver son réseau relationnel est donc essentiel. Ce n’est pas forcément simple à mettre en œuvre, pour plusieurs raisons. L’environnement social de la personne peut se trouver fragilisé par une situation personnelle délicate et douloureuse. Par ailleurs, les baisses de moral incitent davantage à se replier sur soi qu’à aller vers les autres. Le ralentissement intellectuel et moteur, provoqué par la maladie, peut donner l’impression que le monde environnant est devenu trop complexe, qu’on ne parviendra plus à s’y adapter. Enfin, parce que l’estime de soi peut se dégrader et nous nous considérons alors comme « indigne » ou « incapable » d’avoir des relations satisfaisantes pour soi et pour autrui. Il est donc essentiel, pour le moral, d’entretenir ou de développer son réseau de relations : voir ses amis, sa famille, ses collègues, participer à des activités collectives (clubs, activités caritatives, culturelles, sportives, artistiques…). Au-delà de ces relations importantes et stables, les « micro échanges» (les quelques paroles et sourires quotidiens que l’on échange avec ses voisins, les commerçants de son quartier, le chauffeur de bus, le personnel d’entretien de l’immeuble ou de l’entreprise…) permettent également de se sentir mieux, plus à l’aise et moins isolé dans son environnement.


Dormir et prendre ses repas à des heures régulières

Nous sommes régulés par notre horloge biologique. En respectant les rythmes de cette horloge, nous pouvons améliorer notre sommeil et notre appétit qui sont souvent perturbés dans ces périodes dépressives.

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