HommeLe vieillissement de l'homme

Les démons de la cinquantaine

L'alopécie androgéniquealopecie

 

50 % des hommes à partir de 50 ans souffrent d'alopécie androgénétique. Elle se définit comme une chute de cheveux liée à deux facteurs : 

1 - un facteur hormonal

L'alopécie androgénétique est en lien direct avec les hormones masculines présentes dans le sang, mais se manifeste principalement au niveau du cuir chevelu. Ce sont les bulbes pileux des zones frontales, pariétales (tempes) et du sommet du crâne qui sont les plus sensibles à ces pertubations hormonales. Au niveau du cuir chevelu, la testostérone se transforme en dihydrotestostérone (DHT) sous l'influence d'une enzyme, la 5 alpha-réductase. La DHT stimule les glandes sébacées qui augmentent leur production de sébum. Le sébum qui stagne dans le follicule pileux va progressivement l'osbtruer. Dès lors, le cuir chevelu s'épaissit, ce qui empêche les vaisseaux de bien nourrir le bulbe.
Une autre action négative connue de la DHT est d'abréger la phase de croissance du cheveu et son cycle vital, ce qui rend le cheveu plus mince et plus fragile.

2 - un facteur héréditaire

C'est la transmission des gènes alopéciques de père en fils qui provoque cette prédisposition génétique. Cette prédisposition est liée à une hypersensibilité aux androgènes et à l'hyperactivité de la 5 alpha-réductase, qui à sont tour entraîne une sécrétion beaucoup plus importante de DHT. L'alopécie androgénétique s'installe lentement et de façon diffuse. On la reconnaît par sa localisation. Les zones dégarnies sont le haut du front (golfes bilatéraux) ou le somment du crâne. Dans cette zone, la chute débute généralement par une tonsure, alors que la nuque et les temps restent denses et bien fournies. Cette chute trouve son origine dans l'hyperactivité de la 5 alpha-réductase.

 

Le déclin de la pilosité pubienne

A l'andropause, l'homme sécrète moins d'hormones mâles. Par conséquent, il voit sa pilosité diminuer, surtout à certains endroits comme les aisselles et le pubis. Or, celui-ci est normalement recouvert de poils sur une zone losangique, essentiellement en raison de la testostérone. Suite au déficit de celle-ci, le triangle du haut disparaît et l'homme ressent une atteinte à sa virilité.

 

L'obésité androïde

L'obésité androïde se caractérise par une accumulation de la masse graisseuse au-dessus de la hanche (hanche non incluse). Cette forme d'obésité est la plus dangereuse pour la santé car elle entraîne très souvent des problèmes d'hypertension artérielle, de diabète ou des troubles cardiovasculaires.
 

L'individu atteint par l'obésité androïde présente :
- une hypertriglycéridémie, c'est-à-dire une augmentation du taux de triglycérides sanguin ;
- la baisse du taux de HDL-Cholestérol (High Density Lipoprotein), le bon cholestérol, c'est-à-dire celui qui permet d'éviter l'accumulation du cholestérol dans les vaisseaux sanguins, en le transportant vers le foie où il est éliminé.
Au cours de sa vie, l'homme verra son physique se transformer, principalement sous l'effet des hormones mâles.

 

La gynécomastie

L'andropause peut être associée à une féminisation de certaines partie du corps de l'homme, dont les seins. En effet, la testostérone est reponsable de la force musculaire. Si le taux de cette hormone diminue, par extrapolation, l'homme a moins de muscle donc plus de graisse. Or, la graisse peut se transformer en oestrogènes (hormones féminines). Ces derniers agissent sur les récepteurs des glandes mammaires qui vont grossir à leur tour. C'est pourquoi, la poitrine peut se développer à la place des pectoraux.

 

Les troubles vasomoteurs

30 % des cas d'andropause sont associés à des bouffees de chaleur. Ce désagrément est hormonal. La diminution de la testostérone est à l'origine de ces bouffées. Concrètement, elles peuvent entraîner des sueurs localisées essentiellement sur la poitrine, le dos et le cuir chevelu.

 

Un cycle de sommeil pertubé

Suite au changement hormonal de l'andropause, l'homme s'endort vite mais se réveille vite aussi. Aussi, peut-il se lever fatigué, somnoler partout où il s'arrête et classiquement après les repas. On parle d'un sommeil en pointillé. Ce phénomène est expliqué par le déficit de sécrétion en testostérone, l'hormone du dynamisme.

 

Manifestation douloureuses des articulations, des muscles, des os

Lorsque la chute hormonale est avérée, l'homme peut souffrir de douleurs au niveau du dos, des genoux, des coudes, des mains et des épaules aussi bien lors d'efforts physiques que pendant les phases de repos. Il s'agit de petits rhumatismes dont l'homme se plaint au quotidien. Par ailleurs, à la suite de la diminution de la reconstruction osseuse, les hommes peuvent être touchés par l'ostéoporose. Leurs os sont plus fragiles ce qui augmente le risque de fractures.

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