Bien être et SantéCardiovasculaire

Le syndrome métabolique

Définition du syndrome métabolique

Ces dernières années, la médecine s'est de plus en plus intéressée à la relation qui existe entre l'intolérance au glucose et divers troubles métaboliques tels que l'obésité, les dyslipidémies et l'hypertension.

Le syndrome métabolique se définit par la présence simultanée d'au moins trois des cinq éléments suivants chez un même patient :
- un taux de glucose à jeun élevé,
- une surcharge pondérale (tout particulièrement abdominale),
- un taux de triglycérides sanguins élevé,
- une tension artérielle augmentée,
- un faible taux de cholestérol HDL (le "bon" cholestérol).



L'installation de l'insulino-résistance

Le surpoids, l'augmentation du cholestérol, la sédentarité entraînent une augmentation de la graisse au niveau des organes internes et affectent la régulation de la glycémie (taux de glucose dans le sang).

L'ingestion de sucres simples se traduit par une arrivée rapide du glucose dans le sang, ce qui provoque une sécrétion d'insuline par le pancréas. Le rôle de cette hormone est de permettre l'utilisation du glucose (qui joue le rôle de carburant) par les cellules de l'organisme et, ainsi, de faire baisser la glycémie.

L'excès de graisse, surtout au niveau du ventre, entoure les organes situés à l'intérieur de l'abdomen et provoque une résistance des tissus à l'action de l'insuline. Ce phénomène, appelé insulino-résistance, entraîne une sécrétion accrue d'insuline par le pancréas. Chez certains individus prédisposés, s'ajoute la faiblesse de cet organe qui s'épuise et peine à produire davantage d'insuline face à l'augmentation de la glycémie. Le sang présente alors une concentration anormalement élevée de glucose : c'est la phase d'intolérance au glucose.

 


Les conséquences du syndrome métabolique sur l'organisme

Il existe une forte corrélation entre le syndrome métabolique et les risques de diabète de type II ou de maladies coronariennes (la probabilité de survenue d'un accident cardiovasculaire peut être multipliée par 3). Ce syndrome est le reflet de l'installation d'une insulino-résistance qui se répercute sur tout l'organisme avec, notamment une accélération de l'athérosclérose et des complications cardiovasculaires (cœur, rein, rétine, cerveau).

Le diabète de type II ou "diabète gras", précédé de la phase d'intolérance au glucose, représente 90 % des cas de cette maladie. Ce diabète est encore appelé "diabète de la maturité" car elle survient souvent autour de la cinquantaine chez des personnes en surpoids. Cette pathologie est due en grande partie à l'épuisement des cellules du pancréas en raison d'une alimentation trop riche. Le manque d'insuline empêche le bon passage du sucre depuis le sang vers les tissus. La glycémie reste alors à un niveau trop élevé après les repas.

Le diabète reste longtemps indolore et insidieux, il est en général diagnostiqué seulement cinq à dix ans après son démarrage. Le mauvais équilibre du diabète est responsable de complications dégénératives, dont la plus inquiétante est l'altération des parois des vaisseaux artériels et capillaires.

 

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