HommeLe vieillissement de l'homme

L'andropause, signe du vieillissement de l'homme

Elle s'installe habituellement entre 45 et 65 ans. Le déclin hormonal chez l'homme est partiel, progressif et inconstant, dès la trentaine. Tous les hommes ne présentent pas forcément de symptômes liés à la baisse du taux d'hormones sexuelles. Environ 25 % d'entre eux voient leur qualité de vie altéré à la cinquantaine.

 

Le processus de vieillissement

Homme et son fils - vieillissement


Les cellules qui composent notre organisme se renouvellent sans cesse. Le corps humain produit quotidiennement 300 milliards de cellules. Le vieillissement est lié à un déséquilibre entre le processus de dégradation et le processus de reconstruction. Ce déséquilibre touche notamment les organes producteurs d'hormones, substances agissant sur l'ensemble des fonctions du corps.
La vieillesse est définie comme une période inévitable et naturelle de la vie humaine. Elle peut s'accompagner, à des degrés divers, d'une baisse des fonctions physiques, de la perte du rôle social, de changements dans l'apparence physique et d'un acheminement graduel vers une diminution des capacités.
Les changements anatomiques et physiologiques, associés à la vieillesse, débutent plusieurs années avant l'apparition des signes extérieurs. Plusieurs de ces altérations commencent à partir de quarante ans et se poursuivent jusqu'à la mort, c'est-à-dire jusqu'à ce que l'organisme ne puisse plus s'adapter. Sur le plan physiologique, le processus vieillisement biologique cause le déclin des fonctions organiques, puis, le vieillissement des tissus et de l'aspect général du corps.

Le processus de vieillissement nous concerne tous et toutes. Avec l'allongement de la durée de vie, un vrai problème de société et de gestion de santé publique est né.

 

Les facteurs de vieillissement

Plusieurs facteurs principaux conduisent inéluctablement nos cellules et par conséquent, notre corps à vieillir.

  • Au fil des ans, le corps rouille et s'oxyde. la principale cible de cette oxydation est la mitochondrie, une ancienne bactérie venue vivre en symbiose avec la cellule. Elle a donc apporté son propre ADN. Elle contient ses propres gènes (une quinzaine qui ne sont pas situés dans le noyau) raison pour laquelle cet ADN est particulièrement fragile et peut s'abîmer très vite. La mitochondrie se nourrir de glucose, d'acides aminés et de lipides. Grâce à l'oxygène de l'air et aux aliments provenant de la digestion, les mitochondries produisent l'énergie ,écessaire à nos cellules musculaires et nos neurones sous forme d'ATP (adénosine triphosphate) qui est, en quelque sorte, le carburant qui nous fait fonctionner. Les mitochondries s'usent et finissent par se polluer elles-mêmes. Elles dégénèrent et les celulles qui les abritent vieillissent.
  • Le rôle de l'alimentation, notamment de la carence alimentaire, est également fondamental.

 

mitochondrie et cellule

 

  • Le rôle  de télomères (minces filaments qui apparaissent à l'éxtrémité des chromosomes) est essentiel : à chaque fois qu'une cellule se divise, un morceau d'ADN est coupé. Au bout d'un certain nombre de coupure, variable mais en général de quarante à cent, la cellule ne parvient plus à se diviser et meurt.
  • Certains facteurs environnementaux font partie du processus d'attaque de l'organisme et accélèrent ainsi le phénomène du vieillissement : exposition au soleil, pollution, tabac, alcool, stress, manque d'exercice, sommeil non reparateur ...
  • Par ailleurs, de nombreux chercheurs ont démontré que la sécrétion de plusieurs hormones, telles que l'hormone de croissance, la mélatonine, la testotérone, la DHEA et la thyroxine, diminuent régulièrement après 40 ans. Cette diminution des sécrétions hormonales entraîne avec elle une diminution de la masse et de la force musculaire, des performances physiques, sexuelles et intellectuelles. Cette détérioration de l'équilibre hormonal peut produire une prise de poids, une augmentation de l'incidence des maladies cardiovasculaires et d'autres pathologies.

 

En réalité, le vieillissement est le résultat d'une lutte permanente entre les systèmes de maintenance de notre organisme et de certains processus qui tendent à l'altéreret à le dégrader. Cet équilibre serait aussi influencé par des facteurs génétiques, énergétiques et environnementaux propres à chacun de nous, car chaque individu possède sa propre "carte" génétique, qui le rend plus ou moins sensible à l'environnement.