La Valériane

Pour renouer avec le calme, le bien-être et la sérénité

 

 

 

Description

Autrement appelée herbe aux chats, herbe à la femme battue, guérit-tout, herbe de Notre-Dame, herbe de Saint-Georges... la valériane appartient à la famille des Valérianacées. Le nom valériane vient du latin Valere qui signifie "bien se porter", "être en bonne santé". Plante vivace à souche verticale, relativement haute, pouvant atteindre deux mètres, la valériane comporte une longue tige érigée, raide, striée et creuse, des feuilles dentées et pointues composées de 10 à 20 folioles oblongues, et des fleurs de couleur blanche, voire rose pâle. Les fleurs éclosent de mai à fin août, regroupées en un bouquet compact à l’extrémité de la tige. Le fruit, un akène à aigrette, est un fruit sec, à graine unique. Quant à la racine, elle comporte un rhizome horizontal, épais, ramifié et plusieurs radicelles.

 

Culture

Plante courante d’Europe, d’Asie du nord et d’Amérique, la valériane officinale affectionne les sols frais, humides et calcaires. Elle ne pousse pas au-dessus de 1 000 m d’altitude. Les racines, récoltées à l'automne, sont coupées et mises à sécher. Elles dégagent alors une odeur très caractéristique, agréable et euphorisante pour les chats, nauséabonde et fétide pour les hommes qui l’appelaient autrefois "phu" du fait de cette particularité.
 

Historique

Sous l’Antiquité, Hippocrate et Galien vantaient déjà les vertus de la valériane pour lutter contre la perte du sommeil. Dioscoride l’utilisait contre les piqûres de scorpion, les affections oculaires, les rages de dents et la toux. Les anciens Romains l’employaient pour combattre les palpitations. Au XIIe siècle, la célèbre abbesse et herboriste allemande Hildegarde de Bingen, fervente amatrice de valériane, la considérait comme plante de santé par excellence, pourvoyeuse d’équilibre, et vantait ses vertus apaisantes. À cette époque, la valériane devient la "plante de tous les maux". Vers 1800, le scientifique Christoph W. Hufeland dévoile son effet tranquillisant, calmant et fortifiant pour les nerfs. Les Européens l’utilisent à partir du XVIe siècle pour soigner les blessures. Plus récemment, durant la Grande Guerre, les militaires et soldats ont couramment employé la valériane pour calmer leur nervosité face aux bombardements et aux horreurs des combats.
 

Parties utilisées

La valériane puise l’ensemble de ses propriétés dans sa racine et ses rhizomes. Elle est communément employée en infusion ou sous forme de compléments alimentaires. Attention, en infusion, la plante ne présente plus les mêmes caractéristiques et perd l’effet des valépotriates, volatiles.

 

Propriétés

Excellent rééquilibrant naturel du système neurovégétatif, la valériane est indiquée en cas de :
- troubles cardiaques d’origine nerveuse, palpitations...
- spasmes, crampes, irritation du côlon…
- désintoxication tabagique,
- nervosité et stress,
- mélancolie, émotivité,
- surmenage,
- surexcitation, excitabilité,
- fatigue, épuisement,
- perte de sommeil d’origine nerveuse,
- vomissements, ballonnements, parasites intestinaux,
- maux de tête.

 

Actifs

Le rhizome et les racines de valériane contiennent près de 1 % d’huile essentielle à base d’isovalérate de bornyle, à l’origine de son action décontracturante, et de 1 à 5 % de valépotriates (dont le valtrate et l’isovaltrate) qui lui confèrent ses effets calmants. La valériane est également riche en pinène, camphène, en alcaloïdes, en acides terpéniques (dont l’acide valérique), en tanins, en résines, en sucs amers, en acides aminés et formiques. On a longtemps attribué les vertus de la valériane aux valépotriates, alors que l’importance des acides valériques se révèle non négligeable

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Actions

La valériane agit sur l’agitation nerveuse, les manifestations névralgiques. Elle facilite également la digestion et les perturbations gastro-intestinales émanant de troubles nerveux. La valériane se révèle être une des plantes les plus efficaces dans l’arrêt du tabac. Elle détend, apaise l’irritabilité et le stress du sevrage, tout en imprégnant le tabac de son odeur nauséabonde. Les effets de la valériane peuvent s’ajouter à ceux d’autres plantes calmantes, comme le houblon, la camomille, la mélisse, l’aubépine ou encore la passiflore.

 

Recherches internationales

La Commission E, l’ESCOP et l’Organisation mondiale de la Santé reconnaissent l’usage de la valériane pour aider à réduire l’agitation nerveuse et le stress ainsi que les troubles du sommeil qui en découlent.

 

Contre-indications

Il est recommandé de ne pas conduire un véhicule et de ne pas utiliser d’outils dangereux après la prise de valériane, en raison de son effet sédatif. La consommation d’alcool est également proscrite. L’innocuité de la valériane n’a pas encore été démontrée chez la femme enceinte, chez celle qui allaite et chez les enfants. Il est préférable de ne pas leur en proposer. De plus, la valériane ne doit pas être prise en complément de somnifères. En surdosage, elle peut occasionner des crampes gastriques.

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