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Minceur

Cellulite et peau d'orange : le fléau féminin !

Apanage des femmes, la cellulite en affecte 9 sur 10, contre 1 homme sur 50. Ces capitons disgracieux, que l’on désespère d’estomper avant les premiers rayons de soleil, correspondent à une inflammation du tissu conjonctif, principalement du tissu cellulaire sous-cutané. Ils affectionnent certaines zones prédisposées, comme les cuisses, les hanches ou les fesses… De quoi effectivement plaire à la gente féminine !

Formation de la cellulite et de la « peau d’orange »

La cellulite n’est pas considérée comme une pathologie à part entière, mais plus comme un symptôme. Elle est sans conséquence sur l’état général de l’organisme, si ce n’est le psychologisme, notamment dans une société où le culte de la minceur règne. À d’autres époques, d’autres modes et d’autres silhouettes.

La cellulite reflète un changement pathologique du système adipeux et une augmentation de l’épaisseur de l’hypoderme (situé sous l’épiderme, dans la partie profonde du derme), soit en raison d’une augmentation de la taille des adipocytes, soit par une infiltration excessive d’eau dans les tissus.

Plus précisément, le tissu adipeux dispose de cellules conjonctives, qui assurent son élasticité, des capillaires sanguins, qui le nourrissent, et des fibres élastiques de collagène, qui le soutiennent. Cette composition lui permet d’assurer sa fonction physiologique de réserve énergétique, apportée par les lipides ingérés dans l’alimentation quotidienne. Lorsque cette alimentation devient trop riche, excessive par rapport aux besoins, les lipides sont stockés dans les « greniers à graisse » de l’organisme : les adipocytes. Ils s’y réfugient sous forme de triglycérides. Plus ce surplus est important, plus les adipocytes se gonflent et se remplissent de graisses (ils peuvent grossir jusqu'à 50 fois par rapport à leur volume initial). Cette hypertrophie entraîne une compression de la circulation sanguine et lymphatique, et, un drainage inefficace de l’eau et des toxines contenues dans l’organisme. Les déchets s’accumulent alors au niveau des cellules, désagrégeant le tissu conjonctif. Les fibres perdent en élasticité et provoquent la formation de nodules, d’amas graisseux, transformant l’aspect, à l’origine lisse de l’épiderme. Emprisonnées, les cellules graisseuses s’agglutinent alors en une sorte de réseau en « nid d’abeille », plus couramment surnommé « peau d’orange » en raison de son aspect granuleux. La cellulite peut très rapidement devenir douloureuse au toucher, notamment au moindre pincement.

Les zones de cellulite sont donc composées, en majeure partie, de tissus adipeux emprisonnés dans les travées plus ou moins denses du tissu conjonctif. Chez la femme, ces zones se situent principalement dans la partie basse du corps, alors que chez l’homme, elles se placent dans la partie supérieure. La cellulite a dévolu son choix sur la femme pour des raisons tout à fait naturelles. Cette réserve excessive de graisse et de calories, se justifie dans son rôle de reproduction, l’aidant à assumer grossesse et allaitement. Cette réserve énergétique est là pour demeurer immédiatement disponible. Dans le cadre d’un régime alimentaire, cette réserve pourra être brûlée, mais toujours par souci de fécondation, l’organisme préférera l’épargner et puiser, en priorité, ses ressources dans d’autres parties du corps (seins, ventre, joues, muscles…).

Divers facteurs à l’origine de ce symptôme

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- Des perturbations hormonales, notamment des œstrogènes au moment de la puberté, de la grossesse, de la ménopause…
- Des troubles circulatoires, une insuffisance veineuse et lymphatique.
- Des prédispositions génétiques.
- Des facteurs psychologiques : le stress semble favorable à la production de corticostéroïdes et d’adrénaline, qui engendrent une augmentation de l’appétit et de la glycémie.
- Une alimentation trop riche, même si la plupart des femmes concernées par la cellulite ne souffrent pas de surcharge pondérale.

Les conseils d’Yves Ponroy

- Veillez à manger le plus souvent possible des fruits et légumes, notamment artichaut, oignon, ananas, papaye, pomme, prune et raisin. Surveillez votre équilibre alimentaire, mangez de tout en quantité raisonnable. N’oubliez pas d’opter pour une alimentation riche en fibres, favorable à l’élimination des déchets.

- Ne lésinez pas sur le sport, notamment la natation ou les sports d’endurance, qui encouragent la circulation des membres inférieurs, tonifient les muscles et puisent dans les réserves de graisse.

- Massez-vous. Le massage draine et brise les cellules adipeuses. Certaines crèmes ont un effet lypolitique et favorisent la libération des graisses accumulées, d’autres agissent sur la circulation et le drainage de l’eau et des toxines. Essayez les crèmes à base de caféine. Selon une étude Indice Médical, la caféine serait souvent prescrite dans la lutte contre la cellulite pour ses effets sur les œdèmes, sur la régularisation du tonus vasculaire et sur la lipolyse. - Adoptez une bonne posture et évitez de porter des talons trop hauts.

- Évitez également de porter des vêtements trop serrés qui empêchent la circulation sanguine.
- Ne demeurez pas dans la position assise trop longtemps.
- Préférez les bains tièdes, pas trop chauds.
- Buvez eau et tisanes à volonté !
- Testez la phytothérapie,certaines plantes luttent efficacement contre la cellulite : thé vert, reine-des-prés, chiendent, orthosiphon, guarana
- Réagissez dès l’apparition des premiers signes : le traitement de la cellulite naissante s’avère beaucoup plus rapide et efficace que celui de la cellulite installée et tenace, qui devient rapidement fastidieux. Il semble primordial de traiter les facteurs susceptibles d’aggraver cette cellulite naissante : les troubles circulatoires généraux veineux ou lymphatiques et les troubles hormonaux.
 

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