Le Pamplemousse - Citrus grandis

Fortifiant et immunostimulant

Description

Fruit à la peau rugueuse jaune-verte, à la chair épaisse et à la pulpe acidulée et amère, le pamplemousse appartient à la famille des Rutacées, du genre Citrus, que l’on qualifie couramment d’agrumes. Il est le fruit du pamplemoussier, un arbre fruitier épineux, aux feuilles persistantes, parfumées, ovales-lancéolées, pouvant atteindre plus de 10 m de haut. Le pamplemousse porte son nom depuis 1665. Il vient du néerlandais pompelmoes, de pompel "épais" et limoes "citron".
Pamplemousse (Citrus grandis) et pomelo (Citrus paradisi) sont cousins. On a coutume, dans le langage courant, de nommer pamplemousse le pomelo, alors qu’il s’en distingue par sa grande taille (15 à 20 cm contre 9 à 13 cm) et par sa forme, légèrement en poire.
 

Culture

Le pamplemoussier croît essentiellement dans les pays au climat équatorial, notamment en Thaïlande, Malaisie, Indonésie, Vietnam et Chine. Dans nos régions, les agrumes ne poussent que dans les régions méditerranéennes ensoleillées.
 

Historique

Comme l’orange ou le bigarade, le pamplemousse entreprit il y a fort longtemps le voyage de la route de la Soie. S’il est connu dans sa région natale, la Malaisie, depuis la nuit des temps (plus de 2 000 ans avant notre ère), il n’a gagné l’Espagne et le reste de l’Europe qu’à partir du XIIe siècle et l’Amérique (Jamaïque et Floride) bien plus tard, au XVIIe siècle. Outre Atlantique, les pamplemousses sont appelés "Shaddocks", en hommage au capitaine de bateau qui les introduisit.

En 1980, un médecin, physicien et immunologiste américain aurait, de manière inopinée, découvert la propriété antibiotique des pépins de pamplemousse, employés de surcroît pour inhiber la croissance de certaines bactéries. Ce détenteur du prix Einstein avait simplement constaté que les pépins du fruit jonchant son tas de compost ne pourrissaient pas.
 

Partie utilisée

Tout est bon dans le pamplemousse : le jus bien sûr, mais également la pulpe, les membranes blanches et les pépins ! L’extrait de pépins de pamplemousse est couramment employé sous forme de compléments alimentaires. Il stimulerait les défenses naturelles de l’organisme. De ces pépins, on obtient également une huile utilisée en cas de refroidissements et d’infections de la sphère ORL, particulièrement.


Indications

Le pamplemousse présenterait des propriétés :
> alcanilisantes,
> rafraîchissantes,
> fortifiantes et revigorantes,
> stimulantes pour l’appétit,
> facilitant la digestion,
> dépuratives et drainantes.

 

Propriétés

Le pamplemousse permettrait de tonifier l’organisme, de renforcer sa résistance et de stimuler ses facultés physiques et intellectuelles, sous l’action de la vitamine C. Un demi-pamplemousse couvre la majeure partie des besoins quotidiens de l’adulte en vitamine C et la totalité de celle d’un enfant. Il contribuerait également à détoxifier l’organisme et à équilibrer les effets acidifiants des aliments. Les fibres que contient le pamplemousse et sa saveur acidulée et amère stimuleraient les papilles gustatives et joueraient un rôle régulateur du transit intestinal et de la sphère digestive.

Frais et cru, ce fruit apporte à l’organisme nombre des minéraux et oligo-éléments qui lui sont nécessaires. Il lui apporte également très peu de calories (43 Kcalories pour 100g, soit 175 kjoules) et est particulièrement apprécié de tous les régimes minceur.

 

Actifs

Le pamplemousse contient un nombre important d’antioxydants et de flavonoïdes, tels que le lycopène, les limonoïdes, l’hespérétine et la narginine. Ces substances contribueraient à accroître les défenses naturelles de l’organisme, notamment en cas de refroidissements. La narginine pourrait également améliorer l’élasticité des parois des vaisseaux sanguins.

La concentration en flavonoïdes du pamplemousse se situe dans la partie blanche de l’écorce et les membranes du fruit. Les flavonoïdes contribuent, par leur rôle anti-oxydant, à lutter contre les radicaux libres, responsables de la sénescence. La biodisponibilité de ces flavonoïdes est très variable d’un individu à l’autre.

Les limonoïdes sont des composés biologiquement actifs qui donnent au pamplemousse son amertume. Particulièrement présents dans les pépins et le jus, ils joueraient le même rôle anti-oxydant, tout en participant à équilibrer les taux de "bon" et de "mauvais" cholestérol.

Le pamplemousse représente une source abondante de vitamine C, utile, elle aussi, pour son action antioxydante. La vitamine C participe à l’absorption du fer et à la protection de l’organisme face aux agressions extérieures.

Le pamplemousse est une source importante de cuivre, nécessaire à la formation de l’hémoglobine et du collagène, et de vitamine B5, indispensable pour la fabrication de certaines hormones et neurotransmetteurs.

Le pamplemousse contient de la vitamine A, qui participe à la croissance des os et des dents, à la santé de la peau et de l’organisme, et qui améliore la vision, notamment la vision nocturne.

L’écorce du pamplemousse contient de la pectine, que l’on retrouve également dans la pomme, le coing et la groseille. La pectine contribue à stabiliser le cholestérol et à réguler l’absorption des graisses par l’organisme.


Composition du pamplemousse :

Eau

89 %

Glucides

7,5 %

Lipides

0,1 %

Protides

0,7 %

Acides organiques

1,2 %

Fibres alimentaires

1,5 %

 

Minéraux pour 100 g net de pamplemousse :

 

Potassium

140 mg

Phosphore

12 mg

Calcium

19 mg

Magnésium

9 mg

Soufre

5 mg

Sodium

1 mg

Chlore

2,3 mg

Fer

0,2 mg

Cuivre

0,04 mg

Zinc

0,06 mg

Manganèse

0,01 mg

Fluor

0,02 mg

 

Vitamines pour 100g net de pamplemousse :

 

Vitamine C (acide ascorbique)

37 mg

Provitamine A (carotène)

0,015 mg

Vitamine B1 (thiamine)

0,04

Vitamine B2 (riboflavine)

0,02 mg

Vitamine B3 ou PP (nicotinamide)

0,25 mg

Vitamine B5 (acide panothénique)

0,27 mg

Vitamine B6 (pyridoxine)

0,04 mg

Vitamine B9 (acide folique)

0,01 mg

Vitamine E (tocophérols)

0,25 mg


Recherches internationales

Selon certaines études, la consommation régulière de pamplemousse, sous l’action de l’acide galacturonique (des pectines), agirait contre le mauvais cholestérol (LDL). Dans les années 70, un chercheur américain, James Cerda, aurait mis au point une poudre de pectine de pamplemousse pour réduire le taux de cholestérol des animaux.

Des recherches auraient souligné l’action des limonoïdes, contenus dans le fruit, pour détoxiquer l’organisme.


Contre-indication

Il est préférable de demander un avis médical lorsque vous consommez du pamplemousse en interaction avec un traitement médicamenteux. La narginine du pamplemousse pourrait, en effet, inhiber le rôle de certaines substances.

Le Pamplemousse - Citrus grandis