Le Chrome

Un oligo-élément essentiel dans le métobolisme des sucres

Description


Si le chrome hexavalent est un polluant industriel fortement toxique, le chrome trivalent, encore appelé chlorure de chrome, picolinate de chrome, chrome actif, chrome de levure de bière ou nicotine de chrome, est un oligo-élément essentiel qui contribue à préserver la santé et le bien-être du corps.


Sources et besoins

Le chrome se trouve essentiellement dans le foie de veau et la levure de bière. D’autres aliments comme les haricots verts, les brocolis, les pommes de terre, les céréales à grains entiers, les prunes, les champignons, les asperges, les germes de blé, les viandes, ou encore le gruyère en contiennent en quantité importante.
Selon l’AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments), les Apports Nutritionnels Conseillés pour les adultes se situent entre 50 et 70 µg par jour.


Historique

C’est en 1797 que Vauquelin, un chimiste français, découvre le chrome. Mais, il faut attendre près de deux siècles pour que la recherche scientifique s’intéresse plus précisément à cet oligo-élément. En 1957, il revient à la sphère scientifique allemande de découvrir, à partir d’expérimentations animales, le rôle essentiel du chrome dans la régulation du taux de glucose dans le sang.
 

Propriétés

L’action du chrome n’a pas encore été réellement élucidée. On sait néanmoins qu’il contribue à favoriser la réceptivité des tissus à l’insuline et l’assimilation du sucre par les cellules. Il contribuerait également à réguler le taux de glycémie dans le sang et interviendrait dans le métabolisme des lipides, des protéines et de certaines enzymes, indispensables au bon fonctionnement du métabolisme. Par ailleurs, le chrome est communément réputé pour favoriser le sentiment de satiété. Il sait ainsi se faire apprécier des personnes soucieuses de vaincre certaines rondeurs, dans le cadre d’un régime minceur, et des sportifs désireux d’accroître leur masse musculaire.

Une carence en chrome peut se manifester par des taux excessifs de glycémie, d’insulinémie et de lipidémie et par une intolérance au glucose. Ce type de déficience peut éventuellement concerner les femmes enceintes, les personnes souffrant de malnutrition et celles dont l’alimentation de base manque fortement de produits naturels et se limite essentiellement aux seuls aliments raffinés.


Recherches internationales

Des études révéleraient l’influence du chrome pour contribuer à réduire le mauvais cholestérol (LDL Cholestérol) et aider à favoriser le bon (HDL Cholestérol).

En 1989, un chercheur universitaire américain aurait démontré l’efficacité du chrome dans la perte de poids et l’augmentation de la masse musculaire.
En 1995, les docteurs Schwartz et Mertz ont mis en exergue le rôle du chrome dans la régulation de la glycémie.
En 2005, une étude du Journal of Psychiatric Practice relaterait l’action de cet oligo-élément sur la limitation les grignotages compulsifs, notamment en période de lassitude psychologique et de syndrome prémenstruel.
Enfin, des études épidémiologiques auraient souligné le fait que le taux de chrome diminuerait avec l’âge, ce qui rendrait l’organisme plus vulnérable à certaines irrégularités des taux de sucres et de graisses dans le sang.

 

Contre-indications

Les personnes qui souffrent de troubles graves de l’utilisation du glucose, en raison d’un déficit en insuline, ne doivent pas consommer de compléments alimentaires à base de chrome, ou uniquement sur avis médical.

Le chrome ne présente aucun effet toxique, mais attention aux surdosages susceptibles d'entraver le bon fonctionnement du foie et des reins.

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