L'Onagre

La plante du bien-être au féminin

 

Description

L’onagre, Oenothera biennis, appartient à la famille des onagracées. L’onagre vient du grec oïnos signifiant « vin » et ther « bête sauvage ». On la retrouve également sous les appellations de « jambon de jardinier » pour son aspect rose après cuisson, d’« herbe aux ânes » en raison de ses oreilles rappelant celles de l’animal, ou encore en anglais evening primrose, « primevère du soir », en référence à ses larges fleurs de couleur jaune-pâle qui s’ouvrent uniquement durant les nuits d’été, avant de se refermer à l’aube.


 

Culture

Originaire d’Amérique du Nord, l’onagre affectionne particulièrement les zones alluvionnaires des régions tempérées et pousse à l’état sauvage le long de la façade atlantique.
 

Historique

Une ancienne légende attribuait à l’onagre des facultés caractéristiques pour apprivoiser les animaux sauvages, certainement en raison de l’âcreté de son odeur. L’onagre gagne l’Europe au XVIIe siècle. L’histoire raconte que les bateaux des Européens, en provenance des Amériques, étaient ballastés à l’aide de terre, que les marins déchargeaient ensuite dans les ports à la fin du voyage. De ces amoncellements de terre, des graines d’onagre ont peu à peu germé et laissé la plante pousser à l’air libre. Mais, l’onagre ne fut exploitée pour ses vertus que bien plus tard, au début des années 1960.
 


Partie utilisée

Les Amérindiens se nourrissaient de la racine de l’onagre. Ils employaient les feuilles en cataplasmes pour soigner les contusions et blessures, et les racines sous forme d’infusion, pour adoucir les maux de gorge. La pharmacopée actuelle utilise exclusivement l’huile extraite des graines d’onagre, par première pression à froid.
 


Actifs

Les graines d’onagre contiennent environ 15 % de protéines particulièrement riches en acides aminés soufrés, 25 % d’huile et 43 % de cellulose et de lignine, et enfin, des minéraux.
 


Propriétés

L’huile d’onagre est extrêmement riche en acides gras essentiels, dont l’acide gamma-linolénique (10 %) et l’acide linoléique (72 %). Ces acides gras, précurseurs des prostaglandines, remplissent d’importantes fonctions vitales. Ils veillent notamment au bon fonctionnement du cerveau et du système nerveux.

Les principes actifs de l’onagre aident à limiter le taux de mauvais cholestérol, à réguler la circulation sanguine et la tension artérielle, et à renforcer les défenses naturelles de l’organisme. Les femmes ont souvent tendance à connaître un déficit en acide gamma-linolénique durant le syndrome prémenstruel ou la ménopause. L’onagre peut les aider à réguler le système hormonal et atténuer certains désagréments, tels que la rétention d’eau, la pression mammaire, les douleurs abdominales ou l’irritabilité.

L'onagre participe en outre à soulager les manifestations articulaires douloureuses. Les acides gras essentiels et la vitamine E contenus dans la plante concourent à protéger la peau du vieillissement. A cet effet, les vertus de l’onagre sont communément employées en cosmétique. L’onagre semble, enfin, appréciée des foies sensibles des personnes buvant des boissons alcoolisées.
 


Recherches internationales

Des études scientifiques, réalisées contre placebo, révèleraient l’efficacité de l’huile d’onagre sur les troubles prémenstruels, notamment chez les femmes présentant un déficit en acide gamma-linolénique. Ces études soulignent l’importance des acides gras essentiels sur le processus de formation des prostaglandines, neutralisant les effets de la prolactine à l’origine des syndromes prémenstruels.


Contre-indications

L’huile d’onagre et les compléments alimentaires à base d’huile d’onagre peuvent être consommés en totale innocuité, mais entraînent parfois, en cas de surdosage, des désagréments tels que nausées, maux d’estomac, maux de tête.

L'Onagre