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La mélatonine et les cycles de sommeil

La mélatonine est aussi appelée « hormone du sommeil », elle régule en effet notre horloge interne qui correspond au rythme jour/nuit. Comment aide-t-elle à lutter contre les troubles du sommeil ou le décalage horaire ?

La production naturelle de mélatonine par l’organisme

Notre cerveau est doté d'une horloge biologique qui se calle sur le rythme du jour et de la nuit. C’est au niveau de l’hypothalamus que se régule notre processus de veille et de sommeil. En effet, un réseau nerveux relie notre rétine à la glande pinéale : c’est cette dernière qui sécrète la mélatonine.

Alors comment cela fonctionne ?

La rétine est une partie de l’œil très sensible à la luminosité. C’est elle qui, une fois la nuit tombée, envoie un message à l’hypothalamus qui lui-même communiquera l’information à la glande pinéale. Puisque l’obscurité est là, la glande pinéale peut diffuser de la mélatonine dans notre cerveau, lui indiquant qu’il est temps de se mettre en veille et de dormir. La sécrétion de mélatonine atteint son pic à 2H du matin.

C’est ainsi que le cerveau apprend et mémorise le cycle jour/nuit. Notre horloge biologique se règle ainsi et l’organisme se met au diapason. Attention donc aux changements de rythme et aux décalages horaires qui peuvent perturber ce processus.

L’endormissement et les cycles du sommeil

Comme expliqué précédemment, l’hypothalamus est informé de la tombée de la nuit par la rétine et le fait savoir à la glande pinéale qui va diffuser de la mélatonine, aussi appelée « hormone du sommeil » à juste titre !

A partir de ce moment, pendant environ 15 minutes, nous sommes dans la phase d’endormissement : nos paupières se ferment, la température de notre corps baisse, notre respiration ralentit, nos muscles se détendent. Notre cerveau est encore bien actif et nous sommes conscients des bruits environnants.

On entre ensuite dans la phase de sommeil lent léger. Cette fois ci, on dort réellement, mais c’est un sommeil léger et nous pouvons encore nous réveiller aisément. Cette phase représente presque la moitié de notre sommeil.

Vient alors la phase de sommeil lent profond : le sommeil dit « réparateur ». Plus cette phase dure, plus nous nous réveillerons avec la sensation d’être reposé. A ce stade, le cerveau se met en veille, la respiration est régulière, les muscles sont totalement relâchés et les battements du cœur faibles. Il serait très difficile de nous réveiller à ce moment.

Dernière phase du cycle : le sommeil paradoxal. Tandis que notre corps est complétement figé, notre cerveau s’est intensément remis en activité ! Nos yeux bougent énormément bien que nos paupières soient closes. Nous rêvons énormément à ce stade : notre rythme cardiaque varie selon les émotions vécues dans nos rêves.

Ces 3 phases de sommeil (lent léger, lent profond, paradoxal) durent approximativement 1h30. Elles vont se succéder dans cet ordre 4 à 6 fois durant la nuit. Les premiers cycles font la part belle au sommeil lent profond, tandis que sur les derniers c’est le sommeil paradoxal qui prend de plus ne plus de place.

Se complémenter en mélatonine pour retrouver le sommeil

Si les schémas vus au-dessus sont naturels et automatiques, il se peut qu’ils soient perturbés. Le manque de mélatonine dans l’organisme peut être responsable des troubles du sommeil et si la quantité sécrétée n’est pas suffisante, notre cerveau aura du mal à respecter l’horloge biologique. De nombreux facteurs tels que la lumière artificielle, l’âge, certains médicaments ou les ondes électromagnétiques peuvent ralentir ou même bloquer la production de mélatonine.

 

Si vous rencontrez des problèmes lors du processus d’endormissement, subissez un décalage horaire, avez des heures de sommeil décalées, etc., prendre de la mélatonine peut s’avérer utile car elle permettra de modifier les phases de sommeil. Toutefois, il ne s’agit en aucun cas d’un somnifère. Lorsque l’on prend de la mélatonine, l’essentiel est de garder ses habitudes et de respecter le même rituel de coucher. Si vous êtes sujet à des insomnies, les compléments alimentaires à base de mélatonine Yves Ponroy peuvent vous aider à retrouver progressivement un sommeil de qualité.

 

Comment utiliser la mélatonine en cas de décalage horaire ?

Il est important de bien prendre la mélatonine pour que son efficacité soit optimale, notamment en cas de décalage horaire. Si vous avez prévu de voyager, et savez que le décalage horaire entre votre lieu de résidence et votre destination sera important, la mélatonine peut grandement vous aider à limiter les effets sur votre organisme. Voici quelques cas de décalage horaire et nos conseils d'utilisation de la mélatonine en fonction de chacun :

Pour un voyage vers l'est de moins de 9 heures, la mélatonine peut être prise le jour du départ à 18h. Dans le cas d'un voyage vers l'ouest, il est préférable de prendre de la mélatonine au lever, le jour du départ. Toutefois, si le voyage dure plus de 10 heures, que vous voyagez vers l'est ou l'ouest, il faut prendre de la mélatonine le jour du départ, dès le lever.

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