Les recherches sur l'alimentation méditerrannéenne, lancées dans les années 50-60, sont parties d'un constat étonnant : les populations du bassin méditerrannéen consomment une quantité de graisse aussi importante que dans les pays du nord de l'Europe, mais néanmoins, leurs taux d'incidents cardio-vasculaires et de cancers sont plus faibles. Le pays le plus représentatif de cette tendance est la Crète. Ainsi, le taux de mortalité par maladie cardiovasculaire en Crète est inférieur de près de 95% à celui des Etats-Unis. De nombreux chercheurs se sont penchés sur ce phénomène pour tenter de l'expliquer.
Le modèle méditerranéen L'intérêt de l'alimentation méditerrannéenne, et du régime crétois en particulier, est l'association de plusieurs éléments bénéfiques : - une alimentation riche en fruits et en légumes, aux propriétés anti-oxydantes, - une consommation importante de poissons, riches en acides gras bénéfiques, préférés à de la viande, aux acides gras saturés, - une consommation modérée mais quotidienne de vin, qui apporte des polyphénols et des flavonoïdes bénéfiques sur la circulation, - une utilisation très large de l'huile d'olive, riche en acide linoléique.
Cette alimentation saine et équilibrée, associée à une activité physique régulière, est le secret de longue vie des populations méditerranéennes.
Le régime crétois - des plats simples, légers, sobres, - beaucoup de légumes et de fruits cuits et crus, - du poisson, - très peu de viande ou de graisse animale, - fromage de chèvre frais, - huile d'olive pressée à froid exclusivement, - un peu de vin, jusqu'à 1/4 de litre par jour. |