Laboratoires Ponroy - Rhumatismes - rhumatisme, douleur articulation, arthrite, arthrose
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Pathologies des douleurs articulaires
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- L’arthrite : l’inflammation ou l’infection des articulations

L’arthrite, du grec « arthron » (articulation), est un terme générique désignant toutes les affections inflammatoires ou infectieuses des articulations.
L’arthrite touche environ une personne sur sept. Elle correspond à une atteinte de la membrane synoviale ou du cartilage. Cette membrane secrète alors anormalement de la synovie (liquide synovial), qui s’accumule dans l’articulation et crée un épanchement de synovie. L’articulation devient alors gonflée et douloureuse.
On nomme la maladie « monoarthrite » lorsqu’une seule articulation est touchée et « polyarthrite » lorsqu’elles sont plusieurs.


Comme l’arthrite, l’arthrite rhumatoïde crée un épanchement de synovie et s’accompagne en plus d’une prolifération anormale des cellules de la membrane synoviale, qui l’épaississent. Ce que l’on dénomme « pannus synovial ».
Les premiers signes avant-coureurs caractéristiques des affections articulaires sont la douleur, l’enflure, la chaleur au toucher, la rougeur, la raideur matinale et la sensibilisation de certaines articulations.
L’inflammation handicape la mobilité et peut se manifester de manière progressive ou brutale sous la forme de crises aiguës puis de périodes de rémission.
Certaines arthrites sont consécutives d’une défaillance du système immunitaire et sont provoquées par des germes ou virus, comme le streptocoque (rhumatisme articulaire aigu), le gonocoque (blennorragie), le staphylocoque, les Borrelia transmises par les tiques (maladie de Lyme). D’autres sont déclenchées par des affections chroniques, comme la maladie de Crohn (affection chronique du tube digestif)…


- L’arthrose : l’usure du cartilage

L’arthrose touche 4 à 17% des sujets de 55 à 64 ans, soit 80% des affections articulaires.
Elle détériore le cartilage entourant les os des articulations, source de douleurs chroniques. Le cartilage s’use, il perd sa souplesse et son élasticité. La membrane synoviale s’atrophie. Les os de l’articulation tendent alors à frotter l’un contre l’autre, s’ankylosent et n’assurent plus leur rôle d’amortisseurs.
Les origines de cette pathologie sont mécaniques et diverses : sollicitation excessive d’une articulation, surcharge pondérale, manque d’activité, traumatismes, accidents. L’arthrose affecte prioritairement les articulations supportant le poids du corps : celles des hanches et des genoux, mais également celles des mains, de la colonne vertébrale et des épaules. On parle de dorsarthrose pour la colonne vertébrale, de gonarthrose pour les genoux, de coxarthrose pour les hanches…
L’arthrose se caractérise par une raideur de l’articulation, une inflammation, un inconfort lors de changements de température, la perte de flexibilité au fil du temps, un handicap fonctionnel et l’apparition d’excroissances osseuses (appelées éperons ou becs de perroquet). Elle touche autant les hommes que les femmes à partir de 45 ans, mais peut néanmoins se déclarer à n’importe quel âge, en particulier pour les personnes présentant un embonpoint.


Autres pathologies associées aux douleurs articulaires

- La polyarthrite rhumatoïde : l’inflammation de la membrane synoviale

La polyarthrite rhumatoïde est une affection auto-immune qui a pour conséquence l’inflammation chronique de la membrane synoviale. Cette inflammation entrave le cartilage, les ligaments, les muscles et les os. A long terme, elle engendre de graves déformations des articulations et peut attaquer d’autres organes du corps et devenir considérablement invalidante.
Cette pathologie touche environ 1 à 3% de la population occidentale, généralement entre 25 et 55 ans, avec une très nette prédilection pour la femme, trois fois plus atteinte que l’homme. Cette tendance est d’autant plus vraie que l’affection débute précocement : 3,7 femmes pour 1 homme, si elle se déclare avant 30 ans. La fréquence est paritaire si la maladie se révèle après 60 ans.
Non dégénérative, la polyarthrite rhumatoïde ne s’aggrave pas forcément avec l’âge. Ses origines sont encore méconnues, mais les spécialistes l’attribuent à divers facteurs environnementaux, génétiques (10% des formes seraient héréditaires) et biologiques. 70% des patients montrent la présence de l’antigène HLA-DR4. Elle affecte les organes de manière bilatérale, en priorité les mains, les poignets et les pieds, puis les épaules, les coudes, la nuque, la mâchoire, les hanches, les genoux et les chevilles. La maladie évolue dans certains cas par poussées, entrecoupées de phases de rémission, plus calmes et de manière chronique dans d’autres.
Les symptômes sont très proches de ceux de l’arthrose et s’accompagnent en plus de fièvre en cas de crise, de bosses au niveau des genoux et des coudes (nodules rhumatoïdes), d’une perte de poids ou d’appétit, de nuits agitées et de réveils fort douloureux, d’une humeur éventuellement maussade et parfois d’une sécheresse des yeux et de la bouche (syndrome de Gougerot-Sjögren).


La goutte : l’accumulation d’acide urique et inflammations articulaires.
Anciennement appelée « la maladie des rois », la goutte affecte davantage les « bons vivants », dont l’alimentation est souvent trop riche. Cette pathologie est provoquée par des cristaux acérés d’acide urique qui se déposent sur les articulations. L’acide urique est naturellement présent dans le corps et éliminé dans l’urine. On parle d’hyperuricémie, dès que le taux devient anormalement élevé. La goutte se manifeste généralement aux extrémités du corps, plus froides, favorisant la formation de ces cristaux.
Elle affecte en premier lieu les gros orteils, mais peut atteindre d’autres articulations : cheville, genou, poignet… A long terme, si le malade n’est pas traité, les taux élevés d’acide urique tendent à endommager le cœur, les reins et entraîner des déformations articulaires handicapantes.
Les facteurs de risque sont liés à la surcharge pondérale, les excès alimentaires, l’alcool, une hyperlipidémie, la consommation de certains médicaments (certains diurétiques, des anti-inflammatoires à base de salicylates et les cytotoxiques), au sexe (les hommes ont un niveau d’acide urique sanguin plus important que les femmes et sont particulièrement vulnérables, notamment entre 30 et 50 ans), à l’âge (en vieillissant, la filtration des déchets au niveau des reins s’avère moins efficace) et enfin, à certaines prédispositions génétiques.


- La spondylarthrite ankylosante : l’inflammation de la colonne vertébrale et du bassin
Il s’agit des mêmes rhumatismes inflammatoires des articulations que la polyarthrite rhumatoïde, mais affectant principalement la colonne vertébrale et le bassin (articulations sacro-iliaques). En grec, « spondyl » désigne le rachis et « ankylo », la rigidité. Dans les cas les plus critiques, cette maladie, à tendance masculine, peut éventuellement aboutir à la formation de ponts osseux entre les vertèbres. Le malade perd alors sa mobilité. -


L’ostéoporose : l’atrophie des os
Le terme ostéoporose signifie littéralement, amincissement des os : «ostéo», qui a trait à l’os, et «porose», qui signifie amincissement ou porosité. C’est pourquoi, on la dénomme souvent la « maladie des os fragiles ».
L’ostéoporose est une affection dégénérative qui se manifeste par une atrophie progressive du tissu osseux : les os deviennent fragiles et risquent de se fracturer facilement. Les os de la hanche et du poignet, ainsi que les vertèbres sont les plus touchés par cette pathologie. L’ostéoporose peut causer une courbure vers l’avant ou une difformité de la colonne vertébrale. Elle concerne en général les personnes de plus de 50 ans, notamment les femmes : 40% contre 14% pour les hommes.
L’ostéoporose intervient lorsque le capital osseux est affaibli ou la perte osseuse effective, lors par exemple de carences hormonales. C’est pourquoi, en France, 3 millions de femmes ménopausées en souffrent. Les facteurs de risque de contracter la maladie sont d’ordre génétique, nutritionnel et environnemental.



 
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